Si les Kim sont fictifs, leur situation renvoie à des réalités très concrètes en Corée du Sud. Les banjiha, ces logements semi-enterrés rendus célèbres par Parasite, abritent encore aujourd’hui des milliers de foyers ; en 2020, on en comptait environ 200 000 à Séoul, soit près de 5 % des habitations de la ville, selon le gouvernement métropolitain de Séoul.
La scène d’inondation du film a trouvé un écho tragique en 2022, lorsque des pluies torrentielles en Corée du Sud, les plus fortes depuis plus d’un siècle, ont provoqué 9 morts rien que dans la capitale, dont trois membres d’une même famille.
Ce drame a suscité une prise de conscience politique. La mairie de Séoul a annoncé son intention de supprimer progressivement les banjiha, en interdisant leur construction et en laissant aux propriétaires une période de dix à vingt ans pour les transformer ou les retirer.